Alia Papageorgiou, rédactrice aux Affaires Européennes pour le journal www.neurope.eu ainsi qu’éditorialiste pour runningheels.co.uk nous explique pourquoi la campagne en faveur du Choix des Consommateurs est importante et nous éclaire sur le fonctionnement interne des des Affaires européennes.
Il est difficile de ne pas les remarquer quand vous descendez du métro à Schuman, principal arrêt de métro de Bruxelles. Et il est tout aussi impossible de passer en bas de l’immeuble de la Commission européenne, le Berlaymont, sans s’arrêter.
Quelle que soit la sortie de métro que vous prenez, tout ce que vous voyez en face de vous sont de immenses affiches montrant une pile de pétitions, le logo eBay, un drapeau de l’Union Européenne, et le nombre ‘750 000 ‘.
Alors qu’en est-il ? Quel est le contexte de la campagne en faveur du choix des consommateurs ?
À l’heure actuelle, des lois européennes, dépassées, donnent le droit aux entreprises d’empêcher les consommateurs de vendre des produits authentiques en ligne, peu importe que ces biens soient neufs ou d’occasion. La campagne cherche à aider l’UE à mettre ces lois à l’heure d’internet et à l’assister dans l’atteinte de l’un de ses objectifs à savoir « pas d’obstacle au commerce ».
La Commission européenne a un certain nombre d’outils à sa disposition pour cela, notamment l’un des plus utilisés : le Règlement. Les règlements possèdent une date d’évaluation et de révision afin que les dirigeants de l’Union Européenne soient régulièrement obligés d’examiner ce qui avait été initialement décidé. Ceci leur permet ainsi de s’assurer que le règlement est toujours adapté aux courants du marché et aux questions juridiques en cours.
Cette période de réévaluation est une véritable opportunité d’améliorer les choses et de s’assurer que les règles imposées sont encore applicables et le seront toujours à l’avenir.
Les règles qui régulent actuellement le commerce au détail en ligne (appelés “accords verticaux”) ont été fixés par un règlement de la Commission européenne il y a 10 ans ; donc bien avant la montée en puissance du web et du commerce en ligne.
En conséquence, l’Union Européenne a laissé des marques et des fabricants bloquer la vente de produits en ligne, limitant par là-même l’éventail de choix et de prix offerts aux consommateurs.
C’est quelque chose que la Commission a déjà reconnu et a commenté :
“Deux développements majeurs ont marqué les 10 ans qui ont suivi l’adoption des règles actuelles: une augmentation de la puissance commerciale de grands distributeurs et l’évolution des ventes sur Internet.
En outre, la mise à jour de la réglementation actuelle avec l’ère d’Internet semble être un objectif clair pour la Commission
Viviane Reding, Commissaire européenne chargée de société de l’information et des médias, a récemment déclaré: “Parvenir à une marché commun digital est une priorité absolue pour l’Europe”. Elle a ajouté:
“Nous n’aurons pas de véritable économie numérique tant que nous n’aurons pas levé tous les obstacles aux transactions en ligne, notamment pour les consommateurs finaux. Cela doit être au premier rang des initiatives politiques européennes destinées à relancer le projet du marché commun”.
C’est une excellente nouvelle que la Commission ait reconnu l’importance d’Internet comme un outil que les consommateurs peuvent utiliser pour améliorer leur choix de produits notamment dans le commerce inter frontalier. Toutefois, ce que la Commission a vraiment besoin d’entendre aujourd’hui, c’est plus de voix d’acheteurs et de vendeurs en ligne, comme vous et moi. Quand d’un clic de souris, nous décidons d’acheter un livre ou une paire de bottes pour l’hiver, nous voulons le faire sans des restrictions qui limitent notre choix.
Il n’est pas trop tard pour faire entendre votre voix. Partagez avec nous vos expériences d’achat et de vente en ligne – à la fois bonnes et mauvaises – et rappelez à la Commission Européenne pourquoi Internet est un outil puissant offrant aux consommateurs la meilleure affaire, et ceci où qu’ils vivent en Europe.
Photo utilisée avec l’autorisation d’A. Papageorgiou










